Le 15 septembre, on fête principalement la Notre-Dame des Douleurs, également appelée Notre-Dame des Sept Douleurs. C’est une fête religieuse dédiée à Marie et aux épreuves qu’elle aurait traversées au cours de la vie de Jésus.
Dans les calendriers des prénoms, cette date est aussi souvent associée à Roland. Vous connaissez un petit Roland, un grand-père portant ce prénom ou un proche qui aime regarder quel saint est célébré chaque jour ? Voici ce qu’il faut retenir du 15 septembre, avec quelques explications simples et une petite touche d’histoire.
Quel saint fête-t-on le 15 septembre ?
La date du 15 septembre est surtout consacrée à Notre-Dame des Douleurs. Il ne s’agit donc pas exactement de la fête d’un saint homme, mais d’une célébration mariale : l’Église rend hommage à Marie en se souvenant de ses souffrances en tant que mère.
Cette fête est parfois appelée la fête de la Compassion de la Vierge Marie. Le mot « compassion » signifie littéralement « souffrir avec ». Marie est ainsi présentée comme une maman qui accompagne son enfant dans les moments les plus difficiles. Un thème qui parle forcément à beaucoup de parents : voir son enfant traverser une épreuve n’est jamais simple, même lorsque l’on aimerait prendre sa place.
Le 15 septembre est également le jour où l’on fête traditionnellement saint Roland. Selon les calendriers, d’autres saints peuvent être mentionnés, mais Roland est le prénom le plus couramment associé à cette date dans les calendriers français.
Notre-Dame des Sept Douleurs : que signifie cette fête ?
La dévotion à Notre-Dame des Sept Douleurs repose sur plusieurs épisodes douloureux de la vie de Marie, racontés dans les Évangiles ou issus de la tradition chrétienne. Ces événements sont souvent représentés par sept douleurs symboliques.
- La prophétie du vieillard Siméon, qui annonce à Marie que son cœur sera transpercé de douleur.
- La fuite en Égypte pour protéger Jésus, encore tout petit, d’un danger mortel.
- La disparition de Jésus à Jérusalem, lorsque celui-ci est âgé de douze ans.
- La rencontre de Marie avec Jésus portant sa croix.
- La mort de Jésus sur la croix.
- Le moment où Marie reçoit le corps de son fils après sa mort.
- La mise au tombeau de Jésus.
Ces sept douleurs ne sont pas seulement évoquées pour rappeler la tristesse. Elles mettent aussi en avant la présence, la fidélité et le courage de Marie. Elle reste aux côtés de son fils malgré la peur, l’incompréhension et la souffrance.
Pour les familles croyantes, cette journée peut être l’occasion de parler avec les enfants de l’empathie, du soutien et de la manière dont on accompagne une personne qui traverse un moment compliqué. Pas besoin d’organiser une grande leçon de théologie : une discussion simple autour d’une image ou d’une histoire peut déjà ouvrir de jolies réflexions.
Pourquoi cette fête a-t-elle lieu le 15 septembre ?
La fête de Notre-Dame des Douleurs a été fixée au 15 septembre, juste après la fête de la Croix glorieuse, célébrée le 14 septembre. Le rapprochement entre ces deux dates n’est pas anodin : la fête de la Croix rappelle la crucifixion de Jésus, tandis que le lendemain est consacré à Marie, qui est présentée comme présente au pied de la croix.
À l’origine, cette dévotion a connu plusieurs formes et plusieurs dates selon les régions et les communautés religieuses. Elle s’est progressivement développée au fil des siècles avant d’être intégrée au calendrier liturgique universel.
Aujourd’hui, le 15 septembre reste une date importante dans de nombreux pays, même si elle est moins connue du grand public que Noël, Pâques ou l’Assomption. Dans certaines églises, des messes, des prières ou des processions peuvent être organisées à cette occasion.
Saint Roland, le prénom célébré ce jour-là
Le 15 septembre est aussi associé à saint Roland, un ermite italien du XIVe siècle. Roland de Médicis aurait vécu une grande partie de sa vie dans la solitude, consacrée à la prière et à la méditation.
Les informations historiques précises à son sujet restent limitées. Il aurait choisi une vie retirée du monde et serait mort en 1386. Dans la tradition chrétienne, il est considéré comme un modèle de simplicité, de recueillement et de fidélité à ses convictions.
Le prénom Roland vient du prénom germanique Hrodland, formé à partir de deux éléments qui évoquent la gloire et le pays. Il est également connu grâce au célèbre chevalier Roland, personnage de la Chanson de Roland, un texte majeur de la littérature médiévale française.
Le prénom a été très populaire en France au début et au milieu du XXe siècle. Il est aujourd’hui beaucoup plus discret, mais il conserve une sonorité élégante et un petit parfum rétro. Un prénom qui revient parfois dans les familles, comme les vieux prénoms que l’on redécouvre avec plaisir.
Bonne fête aux Roland… et aux prénoms associés
Si vous connaissez un Roland, le 15 septembre est donc le bon moment pour lui envoyer un message, passer un coup de fil ou lui glisser un petit mot dans la boîte aux lettres. Même les adultes apprécient que l’on pense à eux, surtout lorsqu’ils ne s’y attendent pas.
Selon les calendriers et les traditions locales, cette date peut aussi être rapprochée de prénoms comme Dolorès, qui signifie « douleurs » en espagnol et fait référence à Notre-Dame des Douleurs. Le prénom Dolores est particulièrement présent dans les pays hispanophones.
Les prénoms dérivés ou proches peuvent varier d’un calendrier à l’autre. Si vous souhaitez fêter précisément un prénom moins courant, mieux vaut donc vérifier le calendrier utilisé par la famille ou la paroisse concernée. Les listes ne sont pas toujours parfaitement identiques : les saints aussi ont parfois plusieurs dates de fête, de quoi donner un peu de travail aux calendriers.
Comment expliquer le 15 septembre aux enfants ?
Avec les enfants, le thème des douleurs de Marie peut sembler sérieux, voire un peu difficile. Il est possible de l’aborder avec des mots simples, en évitant les détails trop lourds selon leur âge.
Pour un jeune enfant, on peut expliquer que cette journée rappelle une maman qui est restée près de son enfant lorsqu’il vivait des moments très tristes. Cela permet de parler de la présence et du réconfort :
- Que peut-on faire lorsqu’un camarade est triste ?
- Pourquoi est-il important d’écouter quelqu’un qui souffre ?
- Comment montrer à une personne qu’elle n’est pas seule ?
Avec un enfant plus grand, on peut évoquer les différentes représentations de Marie dans l’art : statues, tableaux, vitraux ou sculptures. Les expressions de son visage, sa posture et les couleurs utilisées racontent souvent une histoire sans avoir besoin de beaucoup de texte.
Une activité toute simple consiste à demander à l’enfant de dessiner une personne qui apporte du réconfort. Cela peut être un parent, un frère, une sœur, un ami, un enseignant… ou même un animal de compagnie. Chez nous, le chien aurait probablement droit à une place centrale. Après tout, il maîtrise particulièrement bien l’art du câlin silencieux.
Une idée de petit rituel familial
Si votre famille est croyante, le 15 septembre peut être l’occasion d’allumer une bougie, de dire une courte prière ou de prendre quelques minutes pour penser aux personnes qui traversent une période difficile.
Pour une famille non pratiquante, la journée peut simplement devenir un moment consacré à la bienveillance. Par exemple, chaque membre de la famille peut citer une personne qu’il souhaite encourager ou remercier. Cela ne demande ni préparation compliquée ni matériel particulier, ce qui est plutôt appréciable lorsque le mercredi ressemble déjà à une course d’obstacles entre les devoirs, le goûter et les chaussettes disparues.
Vous pouvez aussi préparer une carte ou un message pour une personne isolée, malade ou fatiguée. Les enfants aiment généralement participer à ce type d’attention concrète, surtout lorsqu’ils peuvent décorer eux-mêmes la carte avec des dessins et des autocollants.
Les symboles associés à Notre-Dame des Douleurs
Dans l’art religieux, Notre-Dame des Douleurs est souvent représentée avec plusieurs symboles. Le plus connu est le cœur transpercé par une épée, en référence à la prophétie de Siméon. Cette image représente la souffrance profonde d’une mère confrontée aux épreuves de son enfant.
On retrouve également :
- Le voile sombre, qui évoque le deuil et la tristesse.
- Les larmes, symboles de douleur mais aussi d’amour.
- La croix, qui rappelle la mort de Jésus.
- Le cœur, signe de l’attachement maternel.
- Les couleurs bleue et blanche, traditionnellement associées à Marie.
Ces représentations peuvent être impressionnantes pour les plus petits. Si vous visitez une église avec eux, prenez le temps de répondre à leurs questions sans chercher à tout expliquer en une seule fois. Les enfants observent beaucoup et reviennent parfois sur un détail plusieurs jours plus tard, souvent au moment le moins attendu. La fameuse question existentielle posée juste avant de partir à l’école, vous connaissez ?
Que retenir de cette date ?
Le 15 septembre est donc une journée riche en symboles :
- La fête religieuse principale est celle de Notre-Dame des Douleurs.
- Elle rappelle les souffrances et la fidélité de Marie face aux épreuves vécues par Jésus.
- Le prénom traditionnellement fêté ce jour-là est Roland.
- Le prénom Dolorès peut également être associé à cette fête selon les calendriers.
- Cette date peut être l’occasion de parler de soutien, d’écoute et d’empathie avec les enfants.
Que vous soyez croyant, simplement curieux des traditions ou à la recherche d’une idée pour envoyer un petit message à un proche, le 15 septembre offre une belle occasion de se rappeler l’importance de la présence. Dans les grandes épreuves comme dans les petits chagrins du quotidien, savoir rester près de quelqu’un est parfois le plus précieux des gestes.
